Cette catégorie
symbolisait l'élite de la photo numérique il y a encore
quelques années. A l'époque le prix exhorbitant des
reflex numériques limitait leur acquisition aux professionnels
ou à des passionnés fortunés. Les autres se
contentaient avec bonheur, faute de moyens, des compacts prosumers.
Canon, Panasonic/Leica, Nikon, Olympus, Sony ont tous eu leur gamme de
prosumers.
La chute spectaculaire du prix des reflex et l'ascension des compacts
bijoux ont poussé progressivement ce type d'appareil vers la
sortie. Mais ce marché existe encore à l'état de
niche. La preuve Canon a sorti un nouveau G il y a peu, le G7.
L'annonce du DP1 de Sigma a fait l'effet d'une bombe. Il inclut en
effet un capteur de reflex numérique, le premier compact du
genre. L'alternative en
reflex proposée reste encore fort
coûteuse mais la venue de mini reflex la rend de plus en plus attrayante.
> Les références des prosumers:
Malgré
leur temps de réaction en retrait des standards actuels certains
modèles font encore figure de référence en terme de
qualité photographique. On peut citer notamment les canon G3 et
G5, les olympus C 5050 et C 5060 ainsi que l'actuel Ricoh GR Digital. Ces
appareils offrent tous le RAW et un grand nombre de réglages
manuels à leur possesseurs. Ils demeurent nettement plus
discrets que leurs successeurs désignés par les marques,
les reflex d'entrée de gamme.
> Après une période de creux, le renouveau:
Jusque cet automne, le seul véritable représentant de cette catégorie
restait le Ricoh GR Digital avec sa focale fixe grand angle de 28 mm, son
support du format DNG. Mais on déplore l'absence de viseur
optique en standard (c'est une option) ou encore un écran rotatif à la manière des canon G3/G5/G6. Toutefois, on espère beaucoup du nouveau Ricoh GX 100, remplaçant du GX8 mais avec une nouvelle optique stabilisée 24-72 mm, un capteur 10 MP ains que le look et les raffinements du GR Digital.
Leur successeur, Canon G7, est enfin sorti (tous les détails ici).
Mais il ne dispose plus
du RAW ni de l'écran rotatif qui a fait le succès des
modèles précédents. Bien qu'il soit
particulièrement rapide et dispose enfin d'un histogramme en
mode prise vue, le G7 apparaît
limité par son capteur 10 MP dont la dynamique pêche et
finit par produire des surexpositions dans les hautes lumières.
L'optique, nettemant moins lumineuse que celle des
précédents G, n'est pas exempt de tout reproche
malgré une stabilisation fort efficace. Aberration chromatique
et franges poupres sont au programme au maximum du zoom et en contre
jour. Bref ce G7 laisse un sentiment d'inachevé.
Sigma a frappé fort
à la PMA en présentant la version finalisée du DP1. Il
s'agit d'un compact avancé à focale fixe de 28 mm avec un
capteur APS de reflex, celui du SD14. Ce capteur Foveon offre une
dynamique inégalée et le RAW. C'est une première,
et cette expérience promet beaucoup sur le plan de la
qualité d'image, rivalisant probablement avec celle des reflex.
> L'alternative reflex:
Pour
retrouver une qualité d'image irréprochable ainsi qu'un
haut niveau de contrôle, beaucoup se tournent vers les reflex
d'entrée de gamme. Cette idée apparaît
séduisante mais elle est en réalité plus bien
coûteuse malgré la baisse importante du prix de ces
appareils.
Les meilleurs candidats sont les Pentax K100D (stabilisé), Nikon
D50 et D40, Canon 350D ou Olympus E-400. Bien souvent l'optique fournie en kit
avec ces modèles ne satisfera pas l'amateur exigeant. Ainsi un
transtandard lumineux ou un objectif à plage focale large formera un couple idéal pour celui qui
désire améliorer ses résultats photographiques.
Avec le Pentax K100D on recommandera donc les Tamron 18-200, 18-250 ou 24-135, le Sigma 18-200, 17-70 ou le Pentax 16-45.
Pour les Nikon D50, le meilleur choix serait le Nikkor 18-200 VRII mais
la pénurie qui le frappe actuellement nous conduit à lui
subsistuer le Nikkor 18-70 ou le très lumineux Tamron 17-50 f2.8 et le Sigma
17-70 précité.
Par ailleurs, on pourra se tourner aussi vers le très
intéressant nouveau Sigma 18-200 DC OS, stabilisé donc,
ou les Tamron 18-200 ou le récent 18-250.
Nikon vient d'officialiser le D40X en plus de son D40. Ces minis reflex d'entrée de gamme très léger et compact prennent la place du D50
dans la gamme Nikon. De nombreuses améliorations ont
été apportées mais, en contrepartie, Nikon a
supprimé l'écran LCD de rappel, le bracketing et surtout
le moteur interne. Cela a une conséquence très
importante. En effet, ni le D40 ni le D40X ne peuvent bénéficier de l'autofocus qu'avec les optiques motorisées Nikon ou Sigma (listées ici).
Il est vendu avec une nouvelle version du DX 18-55 f3.5-5.6. Pour
l'heure, on ignore la qualité de cet objectif. En
conséquence, on conseillera de lui adjoindre prioritairement le Nikkor 18-70 ou le fantômatique Nikkor 18-200 VRII. La gestion du bruit par le D40 est assez excellente, et d'après les premières indications le D40X fait mieux le D80 dans ce domaine.
Avec le Canon 350D on pourra se diriger à nouveau vers Tamron et
ses 17-35 ou 17-50, ainsi que vers le Sigma 17-70 ou le nouveau 18-200 DC OS.
Enfin Olympus propose un nouveau reflex
particulièrement compact. De par cette caractéristique,
l'E-400 semble bien placé pour
remplacer un compact expert, d'autant qu'il vient avec des zoom de kit
particulièrement légers et adaptés à son gabarit. Le 14-42 f3.5/f5.6 et le nouveau télé 45-150 f4.0-5.6
offre un rapport qualité/prix/gabarit très
intéressant et au dessus de la concurrence. A noter tout de
même que l'E-400, contrairement à l'E-500,
ne propose pas le TIFF et que son capteur 10 MP produit des RAW
de 21 MP ! Son double port xD/Compact Flash sera donc
particulièrement utile. En revanche, la gestion du bruit se révèle en très net progrès. Son double port xD/Compact Flash sera donc
particulièrement utile. En revanche, la gestion du bruit se
révèle en très net progrès. On attend les
tests du nouvel E-410, le E-400 avec le Liveview qui permet de
visée via l'écran LCD et un nouveau processeur de
traitement d'image.